Si le graphisme m’était conté…
mai 25th, 2007
Quelques sources sonores qui nous entretiennent du design graphisme, de son statut (d’exception en France, m’a-t-on dit…), de la conception, de la réflexion de ses acteurs, etc.
Premier document, France Culture, la regrettée émission ultracontemporain — dédié au arts plastiques et visuels —, consacrée ce 22 mai 2004 au Festival de Chaumont 2004 (Télécharger ici). Présenté par Bénédicte Ramade, Pierre di Sciullo venait évoquer le travail qu’il réalisait en 2004 in situ à la Chapelle des Jésuites à l’occasion du 15e festival de l’affiche.
Le samedi 4 juin 2005 (*), et le 20 mai 2006 (*), suivait deux autres numéros d’ultracontemporain, mais je ne dispose pas des enregistrement audio.
Autre document : France Culture, Minuit Dix, avec E. Hervy (rédacteur en chef adjoint de la revue étapes), Frédéric Teschner (graphiste), Étienne Bernard (commissaire d’exposition), Peut-on penser le graphisme ? (Télécharger ici)
Le site internet de la revue étapes met à disposition des enregistrements vidéos, et interview de personnalités. (ici)
Entre-autres : Massin, W. Crouwel, S. Shannon, etc.
Chaumont, édition 2007.
mai 15th, 2007
— Pour l’information.
Le week-end dernier (12-13/05) la petite ville de Chaumont (en Haute-Marne) voyait l’ouverture du 18e festival international de l’affiche et des arts graphiques de Chaumont. Pour la première fois j’avais la chance de m’y rendre.
Au programme de la manifestation cette année : une rétrospective du travail de Paul Rand au Sillos, une installation de Richard Niessen, le garage accueille les impressions françaises et l’hotel de ville une énième présentation du fond d’affiche de la collection Dutailly.
— Crise d’épilepsie.
Départ cinq heures du matin, arrivée à Chaumont en fin de matinée. Était-ce l’expérience esthétique trois heures durant de l’autoroute, apaisante, régulière, équilibrée, au formes graphiques catégoriquement fonctionnelles, mais à notre arrivée, la profusion d’images, de signes semblait alors plutôt relever de la route de montagne : tortueuse, crispante, et nauséeuse.
La Chapelle des Jésuites, espace aux antipodes de la neutralité architecturale implique pour quiconque est invité à y exposer une réponse imposante en signes et en quantité. Mission : prendre le pas sur l’architecture jésuistique du XVIIe siècle. La scénographie de Richard Niessen est ici première sur les images données à voir. Elle joue avec l’analogie d’une vision moderniste de l’espace urbain. Les images qui structurent cet espace de monstration (à mon sens en échec) sont trop souvent décontextualisées, et prennent corps et statut d’illustration all-over. L’espace pictural semble écrasé, étouffé. Trop proche, trop nombreux, les signes ne peuvent se déployer et prendre en ampleur. Confinés, et imbriqués ils deviennent un tout. Un ensemble où le visiteur perd le lien avec les conditions de création de ces visibilités, et les principes qui présidèrent à leur élaboration.

La Chapelle des Jésuite, vue générale de l’exposition du designer graphique hollandais Richard Niessen
— la suite de l’article dans quelques jours —
Où est passé le texte, ou, le tout image ?
Comment Chaumont pense la monstration du graphisme ?
Liens
UEL University of East London
mai 15th, 2007
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Du 2 au 5 mai, un groupe d’étudiants de l’École des beaux-arts de Valence visite les options Graphic Design et Fine Arts de l’AVA,
( Architecture & Visual Arts ) de UEL. En attendant d’inscrire ces échanges dans le cadre d’Érasmus…, par des séjours d’étudiants de moyenne ou longue durée, le projet d’une exposition à l’automne à Londres vient renforcer les échanges engagés l’an passé grâce à Tim Foster, qui assure la direction pédagogique de la section DG. Un des lieux prévus est situé à l’extérieur à l’université, dans une friche industrielle sur les docks, au bord de la Tamise, face au Millenium Dome. Ce site consacré à la culture ( Trinity Buoy Warf ), est soustrait à la spéculation immobilière actuelle qui vise à tranformer ces anciens complexes de l’industrie alimentaire en futures villes nouvelles de la proche banlieue londonienne. Avec son bateau-phare mobile, ses constructions en containers, le lieu tient de l’éco-musée et du site désaffecté reconverti pour la culture.





Près de ces ateliers, une galerie comportant deux espaces serait mise à la disposition des étudiants. Le premier, obscur et blanc, était lors de notre visite séparé en deux parties pour présentant des vidéos et travaux numériques.

Le second, plus vaste et tout aussi sombre, aux murs de briques, impose la mémoire d’un lieu industriel de stockage.

L’université, située à 5 ou 6 stations de métro, dispose aussi d’une galerie plus conventionnelle, également cloisonnée en deux parties lors de notre visite.