Contacts

Aujourd’hui a vu la séance commencer par une proposition de Jean-Pierre. Le train venant de Paris était en retard. Nous avons regardé et écouté le photographe Italien Giacomelli, dont l’interview fait partie de l’ensemble éditorial des Contacts.

Où l’on découvre des images granuleuses, pas “belles”, mais d’une grande force. Et puis sa voix, qui en parle, soutient le tout avec vérité. Intringué, je rentre chez moi et collecte quelques lignes sur l’artiste :

“Mario Giacomelli est issu d’une famille pauvre du village de Senigallia situé dans la région de Marches en Italie. Son père décède en 1934. Il n’a aucune prédilection pour la photographie. En 1938 il entre comme apprenti dans une imprimerie et réalise ses premiers tableaux. Il devient copropriétaire de l’imprimerie au départ à la retraite de son patron. En 1945 il participe à des courses de voiture. il abandonne ce sport en 1952 à la suite d’un accident. Il fait sa première photo cette année.
Il se considère comme un imprimeur et pratique la photo dans le cadre de ses loisirs. En 1954 il rencontre Giuseppe Cavalli, animateur d’un groupe de photographes amateurs qui le motive à exposer. En 1956 il fréquente le groupe de photographes “la Bussola” qui veut créer une photographie différente. Il entreprend ses séries dès 1957.
Il expose en 1961 ses séminaristes de Senigallia à la Photokina de Cologne et le MOMA de New York acquiert certaines de ses images de Scanno.
C’est à partir de 1977 qu’il expose un peu partout dans le monde, Angleterre, France, URSS, Canada , Etats Unis, Belgique, Italie… En 1990 la cote de ses photos s’envole. Il décède à 75 ans d’un cancer le 25 novembre 2000 à Senigallia. Une grande rétrospective est organisée en 2001 à Rome.” in PhotoSapiens

Giacomelli

Et puis comme Internet est prolifique, il me permet aussi de lire “Il n’a que faire de la technique. Muni d’un appareil bricolé avec du scotch, il aborde la photographie en autodidacte simplement guidé par son instinct. Il bouleverse les pratiques photographiques par sa méconnaissance : il surexpose, surdéveloppe, emploie une faible profondeur de champ, utilise des films périmés pour obtenir des contrastes plus accentués… Malgré son côté désorganisé, c’est un alchimiste, au tirage dans le petit laboratoire qu’il a installé chez lui, réalisant un travail très personnel affranchi des procédés techniques habituellement utilisés.” Ce commentaire de Hèlène Lamarche me paraît être la bonne synthèse de ce que j’ai vu, si vite ce matin là.

Et puis, si l’on en pas terminé avec ces prêtres empêtrés dans leurs trop longues robes noires, on peut aller voir ce livre, parce que la photographie ne se réduit pas aux mots, quelle les appellent sans fin. L.D.A

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