lundi 30 oct. 06 - Un nouvel espace pour les lundis !
octobre 30th, 2006
Un nouvel espace pour les Lundis
Cette année, nous souhaitions pouvoir vous proposer un espace collaboratif pour documenter nos échanges jusqu’ici tombés dans l’oubli du vécu. Quelle drôle de formule !
Est-ce qu’un site web peut prendre la place de cette fonction-mémoire ? Ce serait sans doute lui faire porter beaucoup.
Cependant, nous vous proposons tout de même la création d’un espace commun, comme un lieu à habiter et dont chacun aura les clés. Ces clés donnent accès à différentes partie de la maison selon qu’on en est l’administrateur, l’éditeur, l’auteur, le contributeur ou l’abonné. Ces termes signifient dans le système CMS de WordPress que chacun selon son statut peut agir dans cet espace.
Qui dit partage de l’espace public dit parole nécessaire sur les conditions de partage de cet espace. Nous allons tenter de régler ces problèmes au fur et à mesure de notre avancée dans la réalisation de cet espace. Nous proposons que plusieurs d’entre nous possèdent les droits maximum d’administrateurs (2 enseignants et 2 étudiants), tous les autres possédant les droit de l’auteur. Nous allons tester ces réglages et mesurer s’ils conviennent ou non à notre fonctionnement. L.D.A
lundi 30 oct. 06 - L’abécédaire : T comme Tennis
octobre 30th, 2006
L’abécédaire
L’Abécédaire de Gilles Deleuze : T comme Tennis où il s’agit d’invention de coups…
lundi 23 oct. 06 - Présentation des lundis “Qu’est-ce qu’un média ?”
octobre 23rd, 2006
Qu’est-ce qu’un média ?
Où il s’agit moins de répondre à la question, que de la garder vivante
Pour cette première séance 2006 nous présentons la formule de rencontres des lundis, nous en fixons ensemble les modalités de fonctionnement et les horaires.
Chaque lundi jusqu’aux UVs de février, de 10h à 12h30, ces deux heures trente seront divisés en trois interventions de nature différente :
1) L’abécédaire de Gilles Deleuze, une lettre ou deux à chaque séance, qui fera ensuite l’objet d’une discussion collective
2) L’exposé d’un média choisi, problématisé et présenté à tous par un enseignant
– une pause
3) L’exposé d’un média choisi, problématisé et présenté à tous par un étudiant
On peut voir sur le sujet des médias, le site Leonardo-Olats de Annick Bureaud qui consititue une excellente entrée en matières.
lundi 23 oct. 06 - L’abécédaire : A comme animal
octobre 23rd, 2006
A comme animalOn commence notre cycle Abécédaire avec la première lettre :
A comme animal, pour découvrir l’essentiel des concepts philosophiques de Gilles Deleuze, l’essentiel et jusqu’au déclic dont parle Gilles Châtelet.
lundi 23 oct. 06 - Un diplôme, une épreuve
octobre 23rd, 2006
Un diplôme, une épreuve
Ce texte a été écrit dans la foulée du jury de diplôme en design graphique à l’ERBA de Valence les 17, 18 et 19 octobre 2006. Il a valeur de témoignage, de retour d’expérience, c’est du moins d’ici qu’il est né. Il est donc nécessairement partiel, subjectif, provisoire et incomplet, pris dans les devenirs de ces moments d’intensités.
Un diplôme vous le savez, est une épreuve. On y éprouve des choses. Des choses comme des sensations, des sentiments, des concepts, des productions de signes. On est pas seul à éprouver, on le fait avec un jury - parfois ouvert à un public* - venu s’intéresser en professionnel à un travail. Cette épreuve est celle des mots bien sûr, qu’il aura fallu domestiquer auparavant, voire apprivoiser, certains sont fougueux et retors. C’est aussi une relation avec des altérités, des personnes comme nous, qui par la nature de leur expérience, ont été réunies par l’équipe pédagogique** et par le ministère de la culture*** pour évaluer et adouber de nouveaux pairs.
Cette épreuve possède donc un caractère rituel. Elle doit s’effectuer selon des règles précises, identiques pour chacun et chacune des candidat(e)s, sans quoi elle ne serait plus un rituel mais un simulacre. La lecture des règles du “jeu” serait ici utile afin de se représenter cette dimension dans le détail. Il faut à l’étudiant réaliser préalablement une présentation écrite, chacun la sienne, écrire des textes destinés à donner à ressentir les enjeux et le plaisir pris dans l’aventure du projet, synthétiser l’expérience humaine et technique des 4 mois de stages et en souligner la logique propre. Réunir ensuite ces éléments dans une publication et lui donner une forme. Il faut le jour dit, parler de son travail pendant 20 minutes en étant soi-même et en articulant la pensée d’autres auteurs, artistes ou théoriciens, présenter avec pédagogie son sujet tout en y étant engagé comme auteur.
L’examen consiste à habiter l’espace choisi (expo 1, 2, salle 11, salle 13, etc) mais bien plus encore à rendre vivant l’espace d’une relation multiple : - relation à une problématique - relation à des processus de création - relation à des productions - relation enfin à ceux qui, ce jour là, valident la fusion singulière de savoirs-faire et d’une sensibilité.
Rester souple et déterminé, ouvert et dynamique, attentif aux regards et aux questions sans perdre le fil de son discours est un enjeu. Le passage du diplôme reste une épreuve et rien n’est joué avant que tout soit terminé. L’épreuve, en photo comme en sport, révèle. Elle révèle ce qui - jusqu’ici - était resté caché, c’est là l’origine grecque du mot apocalypse. On sort grandi d’une telle épreuve, son caractère ritualisé y contribue, parce que nous sommes des animaux sociaux. Nous avons la capacité de nous plier à des rites de passages parce que nous savons qu’ils constituent les étapes clés de notre autonomie. Auto-nomie : porter son nom tout seul, son nom comme son non, pouvoirs d’affirmation et pouvoirs de négation. Apporter sa contribution aux domaines de la pensée créative vaut de vivre cette épreuve parce qu’elle est libératrice et qu’elle est fondatrice de la conscience de faire partie d’un monde contemporain, dans lequel on devient un acteur reconnu.
On pourrait dire ici : voici ce qu’il ne faut pas faire lors d’un diplôme, mais chacun le sait, implicitement. Parler dans un code maniéré ou jargonnant : en verlan hipopisé comme en savant alambiqué, ce serait clairement signifier au jury qu’il ne pourra rien comprendre à ce qui va suivre. Ce serait l’écarter, refuser tout échange avec lui. Présenter l’intégralité de son travail sauf le projet central, serait un autre écueil possible, témoignant d’une impossibilité ou d’un refus de l’assumer. La plupart des comportements sont signifiants, et sont autant, si ce n’est plus perceptibles que des signes graphiques, aussi réussis soient ils.
Pour l’enseignant qui est au jury la tâche est différente - mais il est, lui, payé pour endosser ce rôle. C’est là sa fonction et sa responsabilité. Il ne passe pas son diplôme, mais remet en jeu celui de son équipe. Le jury dispose de 20 à 30 minutes pour se faire une idée sur des parcours singuliers, des méthodes et des productions. Il a deux à trois jours pour se rendre compte du travail mené par une équipe, et par extension, par une école. L’enseignant présent au jury est en position d’otage muet à mi-temps (la soutenance de l’étudiant) et d’avocat durant l’autre mi-temps (la délibération). La difficulté y est - comme ailleurs - d’équilibrer paroles et silences, retenues et engagements. Parler trop, c’est afficher une attitude vécue comme défensive, parler trop tard ou trop peu, c’est laisser faire. La principale difficulté est de laisser le jury ressentir et évaluer le travail en toute indépendance, le laisser exprimer et éprouver son libre arbitre tout en défendant les dimensions les moins visibles du travail comme sa genèse, son processus, ses risques. Chaque intervention de l’enseignant présent au jury vise à modifier et déplacer les perceptions évoquées dès qu’il estime que le jugement porté par le jury ne saisit pas toutes les données en jeu : il tente d’apporter sa vision longue, puisqu’il est le seul à connaître la genèse des projets et le parcours de chacun des étudiants.
Comme épreuve, le diplôme possède plusieurs facettes : il cristallise autant le résultat de tout un parcours, d’un travail, que celui de rencontres, de processus, d’une sensibilité aux prises avec les difficultés de faire, dire, savoir, de négocier et de représenter. Mais ce rapport aux faire et dire possède aussi son envers : tout savoir dit Deleuze va jusqu’à la pointe inversée d’un non-savoir. Pour chacun se pose chaque jour la question de comment faire avec ce qu’on ne sait pas. C’est dans ces régions fragiles et risquées du doute que naissent les événements. Comme épreuve, le diplôme est autant la synthèse d’un travail au long cours que la résolution d’un moment, intense et performatif. Moment durant lequel le spectaculaire n’est pas nécessairement le meilleur allié, où le savoir faire ne suffit pas, où le relationnel seul ne peut rien ; mais où la savante combinaison des faires rencontre des êtres pour dessiner les contours d’un devenir designer, créatif et critique.
Luc Dall’Armellina
* le passage de diplôme public ou à huis clos est du choix du candidat
** pour le choix du professionnel et de l’enseignant de culture générale
*** pour le choix de la présidence du jury
Un espace pour le design work in progress
octobre 23rd, 2006
Bienvenue dans WipDesign !
Cet espace est celui des acteurs du cycle design graphique de l’école supérieure des beaux-arts de Valence : étudiants, enseignants et conférenciers. Vous trouverez ici des travaux, des textes critiques, des recherches en cours ou In Progress.
L’idée était d’éviter le blog de plus sur le sujet… mais tout en faisant l’aventure du blog à plusieurs, en la détournant de ses usages individuels. Le site est administré par deux étudiants et deux enseignants, les autres ont tous le statut d’auteurs, ce qui demandera au quotidien et à chacun, d’aiguiser son sens des responsabillités. La co-écriture n’est pas chose facile mais elle est une expérience à vivre. Nous la tentons avec énergie en cette rentrée 2006-2007. L.D.A