“La notion de Basse Définition, avancée par Nicolas Thély qui assure la direction scientifique de cette ligne de recherche, et Stéphane Sauzedde, est née d’un travail curatorial mené à OUI, centre d’art à Grenoble en 2007. Le catalogue du même titre, paru aux Presses du réel, contient de nombreuses informations sur ces artistes qui manifestent une volonté d’indépendance à l’égard des institutions de production artistiques. Serge Comte, depuis l’Islande, n’est pas étranger à cette réalité artistique qui revendique des capacités d’interventions rapides, légères, à faible coût mais à haute tension, radicalité et interrogation ou intensité artistique.

Lors de ces 3 jours à Valence, il s’agit de s’interroger sur les liens que ces pratiques peuvent avoir avec le design graphique. Des modalités de production graphique sont en jeu, sur le lieu même de cette première exposition et dans ce catalogue cité. Les journées s’ouvrent donc sur une discussion entre les acteurs de Graphic Industry (Clôde Coulpier et Fanette Muxart) avec le commanditaire de OUI, son directeur Stéphane Sauzedde. Nous partirons du foyer originaire, de l’épicentre historique du mouvement. Mais Basse Def n’est pas un mouvement.

Coline Sunier et Charles Mazé présenteront leur réflexions et production pour la revue de Rennes II, 2.0.1. Le jeu qui consiste à emprunter une maquette existante, à la copier scrupuleusement (est-ce un design ready-made?) mérite quelques éclaircissements.

Après le moment réservé aux étudiants – la plateforme#1, nous nous retrouverons pour une séance de projection. Au programme : Zefiro Torna, Jona Mekas et Fluxus Home Movie, Joe Jones, présentés par Bertrand Clavez, pour annoncer la journée du mardi 24, au cours de laquelle il présentera le travail de George Maciunas, sous l’angle de l’édition et du travail graphique.

L’intervention de Michel Collet est annulée. Programme de remplacement en cours.
La séance de projection plateforme #2 de ce mardi sera l’occasion de voir (ou re-voir) le film Au revoir Mr Szeemann, 1969.

Le mercredi, Urs Lehni nous parlera de “l’avantage des outils simples”, en prolongement de la performance organisée lors de Forms of Inquiry, dans sa version Lausanne-Zurich, et de sa politique éditoriale menée aux éditions Rollo Press.

Et pour finir Paul Elliman, auteur, designer de Londres, sera l’invité de clôture de ces journées de travail. Son affiche dans la version originale de FOI Londres sera le point de départ pour questionner son rapport à l’économie de moyens, son rapport à la production…

Gilles Rouffineau aura ouvert ces journées par une traduction de la locution Basse Définition, par une formule qui traduit les conditions de production hors des montages institutionnels fastidieux et tendancieux. Le Prix de l’indépendance, c’est le tribu, la dette à l’égard de ce choix radical d’absence de soutient, et d’assentiment, c’est à dire du refus de contrôle, de pression extérieur des formes.”

Gilles Rouffineau

les 23, 24 et 25 novembre 2009
ERBA, Valence

Top 10 Programming Fonts

mai 19th, 2009

In the past, we’ve had to decide between tiny monospace fonts or jagged edges. But today, modern operating systems do a great job of anti-aliasing, making monospace fonts look great at any size.

Here’s a round-up of the top 10 readily-available monospace fonts for your coding enjoyment, with descriptions, visual examples and samples, and download links for each.

http://hivelogic.com/articles/view/top-10-programming-fonts


vimeo Direkt480 360

Merci à Alice Van Klei - Nt2-Montréal !
Evelien Lohbeck (1983) est née à Rotterdam, elle a terminé ses études à l’académie des arts de St Joost (Breda) et travaille sur la réalité et ses illusions.

son site web /// ses vidéos

La réunion a lieu en présence du maire de Valence Alain MAURICE, de Françoise CASALINO déléguée éducation / enseignement supérieur / recherche / innovation et de Jean-Michel PETRISSANS adjoint à la culture et d’autres représentants locaux dont la direction de Lux et de Art3, de Jacques Norigeon et de Sylvain FIDENTI, directeur des services culturels de la ville.

Le maire de Valence présente la future autonomie de l’école des beaux arts comme le principale enjeu des mois et des années à venir. La ville affirme sa volonté de développer son antenne universitaire et annonce des Etats généraux pour encourager cette évolution. Si un rapprochement avec Saint Etienne serait souhaité par certains - dont le directeur - en vue de L’EPCC
( Établissement public de coopération culturelle) le choix se porterait plutôt sur Grenoble. Le maire rappelle que des villes comme Grenoble et Lyon sont labellisées “International” contrairement à Valence qui gagnerait donc dans cette nouvelle collaboration. La municipalité insiste sur le fait que Grenoble dispose non seulement d’un Campus International mais aussi de nombreuses facilités d’accès. L’école de la Poudrière de Valence pourrait encourager un rapprochement avec Annecy, pour son pôle Images, mais sans plus de précisions. Le maire insiste pour faire de Valence le “moteur” de cette nouvelle dynamique régionale.

Le maire confirme la volonté nationale de diminuer le nombre des écoles d’art en France. Derrière l’ouverture de l’erba à l’international se profile entre autres la possibilité de nouveaux débouchés professionnels et de partenariats privés.
La déléguée à l’éducation rappelle que la région Rhône-Alpes est une exception en France dans son soutien aux Dracs. L’école est encouragée à renforcer son international et à soutenir sa recherche dans l’optique du futur rapprochement en vue de l’EPCC. L’école de Valence reste une de celles qui attribue le plus de bourses au étudiants à hauteur de 46 % d’où une dimension sociale certaine, qui ne ternit pourtant pas, et loin de là, sa renommée nationale.

Après le rituel rapport d’activités la séance
continue sous forme de débat d’idées :

- La volonté de suivre de plus près le devenir des étudiants après leur cursus à l’erba est exprimée par l’adjointe à l’enseignement (insertion professionnelle ou autre formation ? Laquelle ?).
- Le problèmes récurrent du manque de partenariats locaux pour trouver des stages est réaffirmé. Le Lux en profite pour rappeler son offre de stages à l’ensemble des étudiants tout au long de l’année dans des cadres aussi variés que la médiation et le soutient à l’équipe permanente (et pas seulement lors de montages/démontages ponctuels).
- Enfin le manque de dynamisme de l’association HLM est pointé par Sylvain Fidenti qui note qu’elle n’a même pas réclamé sa subvention pour la période 2008-2009 et trouve cela regrettable.

Une alternative au Finder

avril 16th, 2009

liquifile.jpg
http://www.macgeneration.com/news/voir/134576/liquifile-donne-une-autre-vue-sur-les-fichiers

Culture Libre

mars 18th, 2009

culture libre - L.L

Au moment où la loi HADOPI est en passe d’être votée, il est plus que jamais utile de comprendre les enjeux liés aux droits d’auteurs à l’heure du partage et de l’échange de fichiers généralisés. Le livre (papier et numérique) Culture Libre de Lawrence Lessig - ici en ebook à télécharger - situe les enjeux de la culture du XXIe siècle, avec un regard essentiellement porté sur le système américain.

“Le copyright (ou le droit d’auteur, les subtiles différences entre ces deux régimes juridiques n’ont pas la moindre importance ici), est entré avec fracas dans l’ère du numérique. Aujourd’hui, il est devenu une menace majeure pour la Culture. Pas pour l’industrie de la Culture, mais pour la Culture, une distinction qui, en France, a disparu.Ce n’est pas la première fois qu’une loi que l’on pensait éternelle se heurte de façon violente à un changement majeur de son environnement technologique. Dans ce livre, Lawrence Lessig nous raconte comment, en son temps, le droit de propriété terrien s’est lui aussi heurté à une invention, l’aviation, et a été, lui, révisé pour faire place au progrès. L’interaction entre la technologie et le droit, dans laquelle le politique joue un rôle majeur, est l’un des grands enjeux de notre époque. Ne nous y trompons pas, la crise économique actuelle n’y changera rien, pas plus qu’elle n’effacera d’autres enjeux majeurs comme le réchauffement climatique. Ce  n’est qu’au prix d’une révision des lois régulant la propriété sur les oeuvres de l’esprit que nous pourront pleinement entrer dans la culture du XXIe siècle, et cette bataille est loin d’être gagnée. ” Fabrice Epelboin
Le lecteur pourra aussi se tourner vers la célèbre anthologie du libre “Libres enfants du savoir numérique” préparée par Olivier Blondeau et Florent Latrive, disponible - comme Culture libre - à la fois en livre [ MARS 2000- ISBN : 2-84162-043-3. 11×18. 504P ] aux Editions de l’Eclat et en document numérique (ici en html) sur le web : http://www.freescape.eu.org/eclat/
libres enfants

Les deux artistes développent depuis 1996 environ, des pièces numériques (sites web, installations, performances) que critiques et institutions de l’art contemporain ou critiques des arts émergents ont qualifié de cyber-art, de net-art, d’art ou de poésie numérique, et qui passent souvent par des mises en situation performatives.

Pourquoi les avoir invités tous les deux à l’école des beaux-arts de Valence ? D’une part parce que leur approche sensible des médias numériques est singulière et que si la technologie tient une place importante dans la forme et la structure de leurs travaux (réseau, langages, systèmes, dispositifs), elle y est inclusive (et non pas exclusive) des autres questions. Peut-être aussi parce que quelque chose passe entre eux comme entre leurs travaux, qui donne corps à des questions si proches de nous : Qui sommes-nous ? Quelles formes prend notre identité ? Qu’est-ce que l’authenticité ? Qu’est-ce qu’une relation ? Qu’est-ce que le jeu et qu’est-ce qui s’y joue ? Comment faire ensemble ? Jusqu’où l’autre peut nous connaître ? Qu’est-ce que la confiance ? etc. Et ce qui passe entre eux, prend parfois la forme d’oeuvres, telles “L’un la poupée de l’autre”.

l'un la poupée de l'autreDans ce face à face masqué, les deux artistes habitent chacun une tente posée sur scène et reliée l’une avec l’autre par un système de web-caméra. Les images que chacun produit pour l’autre sont vues par les deux partenaires sur leur ordinateur portable et vidéo-projetées au dessus des tentes, sur grand écran, à destination du public de la performance qui s’est tenue le 26 mai 2007 à Beaubourg dans le cadre du flash festival du Centre Pompidou.
Ces deux tentes font un écho simultané à celles, cruelles et contemporaines des sans domiciles fixes qui fleurissent dans nos grandes villes, à celles conceptuelles des mondes hypermodernes de Peter Sloterdjik dans lesquels les humains vivent sans contact dans des bulles, et plus métaphoriquement aux poches amniotiques des mamifères à naître. Ici, deux êtres se dévoilent, se cherchent, se manquent et se trouvent. Ils élaborent quelque chose comme une représentation de l’autre à travers une relation, qui relate et relie.

Dans ces tentes, les deux artistes mettent en scène des êtres doublement dans la/l’at/tente de l’un et de l’autre, par la médiation des images et des sons de l’un vers l’autre, et vers le public. Le spectateur ne peut que se reconnaître en situation de communication à distance, dans cette incessante activité fantasmatique de reconstruction de l’image de l’autre. Ici, l’autre est toujours ce/lui/lle qui manque, qui échappe, plus encore que dans la vraie vie, dans une incomplétude médiatisée par des moyens de représentation imparfaits (image floue, mobile, pauvre, son intermittent, communications alternées ou asynchrones), l’autre incomplet renvoie chacun à sa propre quête d’unité. Mais l’autre est aussi un alter égo, un double en miroir, et pour cette raison il nous devient très proche, car lui aussi est aux prises avec sa solitude. Nous partageons nos manques peut-être mieux que nos différences.
La forme médiatique qui rend compte de cette performance d’une grande intensité émotionnelle est la vidéo. Celle-ci est accessible gratuitement sur réseau P2P ou sur DVBlog car le net art qui n’est pas un champ institutionnel, doit trouver ses façons de mettre à disposition ses ressources et documents. => voir aussi l’article de PopTronics

Après leur présentation commune, Annie A. et Nicolas F. ont montré des aspects singuliers de leurs travaux. On pourra prolonger la découverte de leurs univers depuis leurs sites respectifs :

Annie Abrahams : Being Human/Étant humain

Annie Abrahams est née en 1954 à Hilvarenbeek, aux Pays-Bas. Elle a à la fois un doctorat de biologie obtenu à l’université d’Utrecht et un diplôme de fin d’études de l’École des beaux-arts d’Arnhem. C’est peut-être ce qui la conduit à mener ses investigations plastiques et sensibles en direction de la vie et de l’un de ses phénomènes les plus humains qui soient : la communication interpersonnelle. Dans son travail artistique, elle utilise aussi bien la vidéo, l’installation, la performance que l’Internet. Elle questionne les relations dans un monde de plus en plus médiatisé. Quelles sont les possibilités et les limites de la communication en général et plus spécifiquement sur Internet ? Son projet Being Human/Étant humain, qu’elle développe depuis 1996, a été présenté dans de nombreuses villes (Skopje, Mexico City, Tallinn, Séoul, Atlanta, Montréal, Athènes, Clermont-Ferrand, Tokyo, Bristol, Seattle, Split, Rotterdam, San Francisco, Chicago, Amsterdam, etc.).

Annie Abrahams a obtenu des prix, entre autres celui du Computer Space Festival à Sofia, en Bulgarie (organisation: Goethe Institut-Internationes et SCAS), et un prix à ‘ENTRAÎNEMENTS # 3, Paris (organisé par EDNA et Siemens Arts Program). Son travail est inclus dans des collections comme la Computerfinearts Gallery à New York, É.-U., et Rhizome Artbase, également à New York. Elle a été aidée financièrement par le FRACLR (Aide à la production, 2003), Vidéoformes 2003, la DRACLR (Subvention à l’investissement, 2004, Aide à la création 2006), la Région LR (Aide à la maquette 2005, Bourse de création 2006) et Rhizome.org, New Museum of Contemporary Art, New York.

Nicolas Frespech :http://www.frespech.com

Nicolas Frespech est un artiste français né en 1971. Il travaille avec le Web depuis 1996. Il a enseigné le net art à l’université Paul Valery de 2002 à 2005. Ses différents projets dessinent une œuvre qui touche autant à l’identité et sa standardisation virtuelle et mercantile, que l’intimité, le phénomène des webcams et de la télésurveillance, les médias, les jeux, ou bien encore la fiction.

Sa création en ligne la plus connue est “Je suis ton ami(e)…tu peux me dire tes secrets”, première œuvre de Net Art à faire l’objet d’une acquisition publique (Frac Languedoc-Roussillon) en 1998. Frappée de censure, l’accès à cette création contributive en ligne a été rendu impossible depuis décembre 2001, créant ainsi un débat sur la présence des œuvres contemporaines net art dans l’espace virtuel et public de l’Internet. On trouve cependant encore une version en exil hébergée par l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon et qui scénarise quelques-unes des phrases des secrets. Dans cette création, on pouvait voir défiler des secrets envoyés par des internautes ou récoltés lors d’un pique nique réalisé dans la cour de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) de Montpellier le 20 avril 1997 lors d’un pique-nique organisé par l’artiste lors des Journées de l’art contemporain du Ministère de la Culture et de la Communication.

Il explore le réseau Internet pour ses qualités relationnelles et artistiques, jouant avec les paradoxes du réseau et réalisant de micro-créations critiques sur la mercantilisation d’Internet. Nicolas Frespech questionne le net art en multipliant les expérimentations, particulièrement dans le domaine de la téléphonie mobile. Il réalise une chronique régulière sur l’usage des technologies mobiles dans des contextes d’art pour le magazine PopTronics [ source wikipédia et modifications L.D.A ]

En plus de la conférence, de l’exposition de leurs travaux à l’ERBA du 3 au 13 mars 2009, la soirée de présentation au LUX© le soir du 10 mars, ils ont aussi proposé un workshop à partir de leurs pratiques aux étudiants design graphique 3e années. Ces deux journées sont documentées sur leurs sites respectifs :

L.D.A

Ristelhueber

robert frank

¬ Au Jeu de Paume (Concorde), première grande rétrospective du travail de Sophie Ristelhueber. On peut y voir son travail photo et vidéo. De grands tirages photo où sont mis en parallèle des lieux témoins de la trace de l’homme (première guerre du golf, traces de manœuvres militaires) et de photo de corps, lieux témoins eux aussi d’une certaine violence passée (corps cicatrisés). Ont peut y voir aussi une série sur Beyrouth en ruine. En somme, nature, architecture et corps deviennent “matière et mémoire” d’une histoire passée dont en oubli l’action mais dont la vision des séquelles nous ramène à une émotion vive de douleur personnelle (personnelle parce que la décontextualisation, voulue, des lieux et le caractère impersonnel des corps nous amène à une projection introspective).

¬ Ensuite, on ne peut pas manquer une exposition de Robert Frank ! Le jeu de paume propose d’y voir la fameuse série “les américains”, dépeignant dans un style documentaire subjectif (poésie noire et mélancolique) une Amérique ordinaire, dans son quotidien, avec un sentiment légèrement désanchanté. Se situant entre la représentation presque magnifiée de Friedlander et celle désespérée (plus tard) de Larry Clark. Il est important de rappeller que Robert Frank (est Suisse) et était un grand ami de Jack Kerouac, le rapprochant de la “beat generation”. Puis une autre série est présentée, antérieure aux américains, sur le Paris d’après-guerre. Le parallèle entre les deux est intéressant et semble presque être en écho de la programmation en novembre dernier à la fondation Henri-Cartier Bresson, proposant de voire une série de Walker Evans sur Paris et de H.-C. Bresson sur les Etats-Unis.
(A noter, qu’il est intéressant de pouvoir voir en vrai les tirages de Robert Frank, qui ont la particularité d’être très sombres avec des ombres souvent bouchées, ce qui donne une ambiance particulièrement lourde. Mais lorsqu’une lumière apparait dans le cadre pour mettre en évidence un petit détail, il apparait souvent presque comme un élément d’espoir, voire de délivrance. Il me semble que les reproductions livres sont plus équilibrées, “mieux” tirées, elles perdent à mon goût, un peu d’âme)